Mgr Barsi se trouve depuis le début de la semaine à Rabat au Maroc avec les membres de la Commission Épiscopale Francophone pour les Traductions Liturgiques (CEFTL). Elle est composée d'évêques et de secrétaires nationaux d'Afrique du Nord (Algérie, Maroc, Tunisie, Libye), de Belgique, du Canada, de France, du Luxembourg, du Diocèse de Monaco et de Suisse. 

Le but de la CEFTL est de préparer les traductions des livres liturgiques et de tous les autres textes liturgiques du Rite romain en langue française, et de les proposer aux Conférences des Évêques. Les traductions sont réalisées en se conformant "à la nature et à la tradition des Églises particulières, tout en maintenant avec sûreté la foi de l'Église universelle". (Liturgiam authenticam, n° 7) : elles se caractérisent à la fois par leur fidélité au texte original et par leur respect du génie propre de la langue française en vue de leur proclamation liturgique (Liturgiam authenticam, n° 57). Son origine répond aux vœux du concile Vatican II, qui avait demandé que les textes liturgiques soient les mêmes pour une même zone linguistique.

Actuellement, les derniers détails de la traduction du missel romain sont étudiés. (Le missel est un livre liturgique du rite catholique romain dans lequel on trouve tout le texte de la célébration de l'eucharistie : chants, lectures, prières, et même des indications pour les gestes.)
Notamment, le missel une fois approuvé, des changements notoires auront lieu dans les habitudes des fidèles quant aux textes utilisés pendant la messe, y compris le Notre Père.