Débat animé par : Louis de Courcy, journaliste
 
Louis de Courcy a occupé plusieurs fonctions au journal La Croix, notamment aux services « Religion », « Société » et « Parents et Enfants » ; il a été grand-reporter rattaché à la rédaction-en-chef de 2000 à 2013.
 
Les intervenants :
  • Jacques Ion, sociologue, a été directeur de recherches au CNRS. Il est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages et de plus de trois cents articles, pour la plupart sur le travail social et les transformations du militantisme comme, par exemple : S’engager dans une société d’individus (2012) ou encore : En finir avec l'intérêt général. L'expression démocratique au temps des ego (2017).
     
  • Claire de Mazancourt a fait des études d’ingénieur (Polytechnique, Corps des Ponts) avant de rejoindre le Ministère de l’Équipement. Directrice de la stratégie de Météo-France, elle rejoint en 2010 Martin Hirsch qui vient de lancer le Service Civique en France et qui la charge de créer une école pour valoriser le potentiel révélé par des jeunes pendant leur engagement. Ce ne sera pas une école… mais l’Institut de l’Engagement, qu’elle dirige depuis sa création.
     
  • Nathalie Mons-Diot est diplômé de Science-Po Paris, elle est professeur de sociologie à l’Université de Cergy pontoise (spécialisée dans l’action publique en éducation) elle dirige depuis 2014 le Conseil National du système scolaire qui a pour mission légal de développer une évaluation indépendante.

Les jeunes ont-ils déserté la vie citoyenne ? À entendre les responsables des partis politiques, des syndicats, des associations, il semble que oui : ils se désolent et disent ne pas pouvoir compter sur des jeunes pour assurer la relève. Alors, la génération des 18-25 aurait-elle baissé les bras ? Aurait-elle perdu l’envie de s’engager pour rendre ce monde meilleur ? Ou bien leur forme d’engagement serait-elle différente de celles de leurs aînés. Une enquête IFOP révélait qu’en matière d’environnement, de santé, de culture ou d’action sociale et humanitaire, les deux tiers des jeunes étaient prêts à s’engager en bénévolat ou en volontariat. Mais si les structures traditionnelles se trouvent discréditées à leurs yeux, comment redonner force à leur générosité spontanée ?