Mobiliers et oeuvres d'art

La Peste De Milan (Pierre Puget)

(Moulage en plâtre 173cm x 125cm, original en marbre, musée des Beaux-Arts, Marseille)
 


Entre 1688 et 1694, Pierre Puget travaille sur un bas relief en marbre commandé par l’abbé de la Chambre, curé de Saint-Barthélemy de Paris. La scène représente Saint Charles Borromée apportant le viatique aux pestiférés de Milan. Le décor somptueux, les corps sains et puissants donnent une vision idyllique de l’horreur du Lazaret, et des ravages de la peste et de la famine. Saint Charles, surélevé sur une estrade, focalise tous les regards, les mouvements et même l’attention de la Divinité suggérée par les rayons lumineux, Sa haute taille, son corps robuste, son masque léonin orné de favoris, sa complexion sanguine et son cou empaté ne reflètent pas la rigueur des privations et des mortifications qu’il s’imposait. Il avait d’ailleurs, dès le début de la peste, envoyé son lit au Lazaret et ne voulut plus se servir que d’un grabat tant que dura tout le fléau. Cette scène, tout en mouvement rend plus hommage au dynamisme du saint qu’à sa ferveur. Bien que figuré dans l’exercice de son ministère, Puget s’attache aux origines patriciennes des Borromées ainsi qu’aux résultats des mesures qu’il a prises pour lutter contre l’épidémie, en particulier pour sauver les enfants. Le cadavre qui git sur un lit moelleux à l’arrière plan, ainsi que celui que l’on traîne dans la boue vers la fosse au premier plan, tout comme les trois pestiférés qui représentent les trois âges de la vie, rappellent que la maladie frappe aveuglément riches ou pauvres, enfants ou vieillards. Inachevée à la mort de l’artiste en 1694 et restée dans la famille de Puget. En 1730, elle fut acheté aux héritiers de Puget par les administrateurs de la Consigne Sanitaire de Marseille.

 

Petit tableau ( Peinture du XIX° siècle)

 




 

Au pied de la croix Marie sa mère, Marie Magdeleine et Jean le disciple qu’il aimait. A noter l'extraordinaire chevelure de Marie Magdeleine avec laquelle elle essuia les pieds de Jésus et le flacon qui rappelle l’histoire du parfum (Luc 7, 37). Seul Jésus est cloué. Les larons sont attachés par des liens. Ils tournent le dos au Christ. A noter également les effets de lumière : les nuage semblent éclairés par une lune qui se confondrait avec l’auréole du Christ. En réalité la lune se trouve au dessus de la ville de Jérusalem. en bas de la croix. Cet artifice de perspective donne l’impression que les personnages en premier plan ne sont pas sur terre.

Ai piedi della croce Maria, sua madre, Maria Maddalena e Giovanni, il discepolo che amava. Da notare la straordinaria capigliatura di Maria Maddalena con la quale essa asciugo’ i piedi di Gesù ed il flacone che ricorda la parabola del profumo (Luca 7,37). Solo Gesù è inchiodato. I due ladroni sono attaccati con dei legami. Essi volgono le spalle a Gesù. Da notare ugualmente gli effetti luminosi: le nuvole sembrano illuminate da una luna che sembra confondersi con l’aureola del Cristo. In realtà, la luna si trova al di sopra della città di Gerusalemme, sotto la croce. Questo artifizio di prospettiva dà l’impressione che i personaggi in primo piano non siano sulla terra.

 

Antependium (nappe d'autel)

 


Dans le transept, côté droit est exposé un voile d'autel (antependium) du XVIIIème siècle, d'origine savoyarde, représentant Saint François de Sales entouré d'oiseaux, de fleurs et d'abeilles. Cette magnifique tapisserie en soie brodée d'or et d'argent a été offerte par S.A.S. le Prince Rainier III de Monaco, à l’occasion des festivités du premier centenaire de l’église Saint Charles en 1983

 

 

Christ Pantocrator - Mosaïque de Mme Barbara Ferabecoli (2000)

 


A l’occasion du Jubilé de l’An 2000 les voutes du choeur et de l'abside ont été recouvertes d’une mosaïque d’environ 130 mètres carrés, oeuvre de l’artiste Mme Barbara Ferabecoli de l’Académie des Beaux-Arts de Rome.
Barbara Ferabecoli née à Rome en 1967. Après des études classiques, elle obtient un diplôme de l'Académie des beaux Arts de Rome dans la section "peinture", puis un diplôme de Sciences Religieuses à l'Université Pontificale Grégorienne. Depuis 1989 elle se consacre exclusivement à l'art sacré monumental.

La colombe, symbolisant l'Esprit Saint, est située au dessus du maître autel.




 

Mosaïque de la Vierge Mère de Dieu  «Théotokos»

 

Don de Mr.E.Jahlan (1986), cette mosaïque est une reproduction de l’image de la Mère de Dieu qui se trouve dans l’abside de la basilique «Santa Maria in Transtevere» à Rome.
 

Mobilier liturgique
 

En 1970 l’ancienne chaire monumentale sculptée en 1885 par Buissine le Lillois menacait de s'écrouler. Les architectes J.Notari et R.Rit décidèrent d'en réemployer les panneaux ornementaux pour doter le choeur d'un mobilier conforme aux nouvelles directives du Concile Vatican II.

Nel 1970, l’antico pulpito monumentale scolpito nel 1885 da Buissine le Lillois minacciava di crollare. Gli architetti J. Notari e R. Rit decisero di riutilizzarne i pannelli ornamentali per dotare il coro di un mobilio conforme alle nuove direttive del Concilio Vaticano II.

 

Maître autel  Altare maggiore





 

Le Maître-Autel en demi hexagone est orné des trois panneaux qui formaient le garde corps de la cuve de l'ancienne chaire. Au centre se trouve la mission des Apôtres ; à gauche, la prédication de Saint Pierre ; à droite, la prédication de Saint Paul.

L’Altare Maggiore in semi esagono è ornato da tre pannelli che formavano il parapetto della cassa dell’antico pulpito. Al centro si trova la missione degli Apostoli; a sinistra, la predicazione di San Pietro; a destra, quella di San Paolo.

 

Prédication de saint Pierre - Predicazione di San Pietro

 

Mission des Apôtres -Missione degli Apostoli

 

Prédication de saint Paul - Predicazione di San Paolo
 

 

Les reliques de St Laurent, St Roman et de Ste Dévote sont déposées dans le tombeau de la table d’autel. Saint Laurent en souvenir de la chapelle qui, autrefois, était dédiée au diacre martyr, sur la propriété du Comte Gastaldi, où s’élève aujourd’hui l’église St-Charles. De St Roman qui avait jadis une modeste chapelle au Tenao. De Ste-Dévote patronne de la Principauté.

Le reliquie di San Lorenzo, San Romano e di Santa Devota sono deposte nella tomba della tavola dell’altare. San Lorenzo in memoria della capella che, in altri tempi, era dedicata al diacono martire, nella proprietà del Conte Gastaldi, dove si erge ora la chiesa di Saint Charles. Di San Romano che aveva in altri tempi una modesta capella nel Ténao. Di Santa Devota, poichè patrona del Principato.

Grand Tabernacle


Formé avec l'ancien soubassement et le clocheton de la chaire.
Formato con il veccio basamento e la piccola guglia del pulpito.

Porte du grand tabernacle - Porta del grande tabernacolo

La porte du tabernacle, oeuvre de Biagio Poidimani (1992), représente Saint Louis de Gonzague recevant la Première Communion des mains de Saint Charles Borromée.
Saint Louis de Gonzague, né le 9 mars 1568 à Castiglione delle Stiviere (Lombardie) est le fils ainé de Ferdinand Ier de Gonzague, marquis de Castiglione et, par son épouse, parent du cardinal Charles Borromée . En 1581, à l’âge de treize ans, Louis devient page à la cour de Philippe II d’Espagne. Le 2 novembre 1585, il renonce solennellement à la succession de son père au profit de son frère aîné Rodolphe et part pour Rome. Par l’entremise du comte d’Olivarès, ambassadeur d’Espagne auprès du Saint-Siège, il est présenté au pape Sixte Quint qui le fait admettre, le 25 novembre 1585, au collège romain de l’ordre de Saint Ignace de Loyola. Il prononcera ses vœux solennels, deux ans après, le 25 novembre 1587. Il passera la majeure partie de sa courte vie entre prières, études et œuvres de charité. Le 21 juin 1591, âgé de vingt-trois ans, il succombe à la peste qu'il avait contracté en secourant des malades atteints par l'épidémie. Il a été béatifié le 12 mai 1604 par le pape Clément VIII et canonisé le 26 avril 1726 par le pape Benoît XIII. Le 21 juin 1925, saint Louis de Gonzague a été déclaré par Pie XI « Patron céleste de toute la jeunesse chrétienne. »

La porta del tabernacolo, opera di Biagio Poidimani (1992), rappresenta San Luigi Gonzaga mentre riceve la Prima Comunione dalle mani di San Carlo Borromeo.
San Luigi Gonzaga, nato il 9 marzo 1568 a Castiglione delle Stiviere (Lombardia), è il figlio maggiore di Ferdinando I di Gonzaga, marchese di Castiglione e, tramite la sposa, parente del cardinale Carlo Borromeo.
Nel 1581, all’età di tredici anni, Luigi diventa paggio alla corte di Filippo II di Spagna. Il 2 novembre 1585, rinuncia solennemente a succedere al padre a profitto del fratello Rodolfo e parte per Roma. Tramite il conte di Olivarès, ambasciatore di Spagna presso la Santa Sede, viene presentato al papa Sisto V che lo fa amettere, il 25 novembre 1585, al collegio romano dell’ordine di Sant’Ignazio da Loyola. Pronuncerà i suoi voti solenni due anni dopo, il 25 novembre 1587. Passerà gran parte della sua corta vita tra preghiere, studi ed opere di carità. Il 21 giugno 1591, all’età di ventitre anni, soccombe alla peste che aveva contratto assistendo i malati colpiti dall’epidemia.
E’ stato beatificato il 12 maggio 1604 dal papa Clemente VIII e canonizzato il 26 aprile 1726 dal papa Benedetto XIII. Il 21 giugno 1925, san Luigi Gonzaga è stato dichiarato da Pio XI “Patrono celeste di tutta la gioventù cristiana”.

 

AMBON - Ambone
 

 

Le panneau dorsal a été transformé en ambon. Il représente Dieu le Père et les symboles des quatre évangélistes.
Il pannello dorsale è stato trasformato in ambone. Rappresenta Dio Padre ed i simboli dei quattro evangelisti.



Ancien maître autel en marbre
Antico altare maggiore in marmo

Autel des Trois Reines (Chapelle de la Vierge)




 

L’autel de la Vierge (chapelle à gauche du choeur), en chêne d’Autriche, appelé aussi «Autel des trois Saintes Reines» est signé J.Leimer et porte la date de 1873

Trois statues, presque en grandeur nature, ornent cet autel : au centre une Vierge à l’Enfant, à gauche Sainte Elisabeth de Hongrie, une rose et un pain dans la main, et à droite Saint Catherine d’Alexandrie tenant un rouleau de papyrus et une épée. Au rétable les quatre Evangélistes et leurs attributs. Deux anges, les ailes déployées, gardent, dans une attitude de respect et d’adoration, la porte du tabernacle sur laquelle est finement ciselé un petit calvaire : le Christ entre Saint Jean et Sainte Marie-Madeleine. Le tombeau de l’autel est, à dessein, sobre d’ornementations, afin de permettre au regard de monter droit au tabernacle et aux personnages

Ste Elisabeth, reine de Hongrie, aimait les pauvres. Un jour, leur apportant, cachée dans son vêtement, de la nourriture, elle rencontra son époux, Louis, Landgrave et duc de Hesse et de Thuringe. Il voulut savoir ce que pouvait bien porter la reine. Elisabeth, légèrement confuse, développa les plis de sa robe, et une guirlande de roses fraîches et parfumées apparut soudain.

Ste-Catherine, illustre philosophe d’Alexandrie, est, comme Ste-Elisabeth, de race royale, ce qui explique la couronne qui lui ceint le front. Dans ses mains, le rouleau de Papyrus déployé rappelle sa science ; l’épée, son martyre.

Ce triptyque de statues est surmonté de trois gracieux clochetons dans le plus pur style gothique, le long desquels courent des bourgeons entr’ouverts de classiques feuilles d’acanthe. La finesse des flèches est soutenue, en avant, par un triforium, dont les colonnettes et les arceaux, à lobes réguliers, encadrent à ravir les trois Saintes. De minces arcs-boutants équilibrent cet édifice d’une inexprimable légèreté aérienne ; cependant que, de graciles pinacles, terminés en jolis fleurons de gable, sont suppportés par des panneaux ajourés en dentelles.

Mme François Blanc découvrit ce chef-d’œuvre à Vienne. Elle le destinait à la chapelle de son château, à Ermenonville, dans l’Oise. Plus tard, grâce à l’ intermédiaire de M. le Comte A. Bertora, la princesse Louise de Radziwill, fille de Mme Blanc en fit don à la paroisse.



Dans cette même chapelle se trouvait un second autel de marbre surmonté d'une piéta.
 
 


 
 

Chapelle saint Joseph
 


 

Cet autel du XVIIème, en bois doré, a été dessiné et sculpté par le père d’Edme Bouchardon (1698-1762). Bouchardon père, né à Chaumont en Bassigny (Haute-Marne) a décoré plusieurs églises de la Champagne, dont celles de Chaumont, Mussey ou Joinville, à la fin du XVIIème siècle.

Cet autel a été offert à la paroisse en 1902 par le comte romain Antoine Bertora (Ajaccio 1831 - Thorenc 1906) qui l'avait acheté en 1899 à la paroisse de Thonnance (Haute-Marne) trop pauvre pour en payer la restauration.

Une première restauration, effectuée en 1902 par Jean-Baptiste Muggetti, menuisier à Monte-Carlo, d’après les plans de l’architecte monégasque François Médecin, consista à redorer, à consolider l’ensemble, et à reconstruire un soubassement et la table d’autel en chêne. Il fut à nouveau restauré en 1972 par la Maison Lanteri et Fils de Monaco Ville. La partie inférieure a été récemment refaite par l’entreprise Marchisio, dans le style de l’autel : un soubassement à fond rouge rehaussé de colonnes torses dorées et d’une nouvelle statue de la Vierge, oeuvre de G. Stefanelli.

Le haut de l’autel est décoré de colonnes torsadées et enrichi de statuettes où figure en bonne place l’iconographie des saints et saintes honorés en Champagne. 
Au centre, le Christ de Pitié, à sa droite, Saint Pierre, Saint Louis, roi de France, à sa gauche, Saint Denis de Paris ou plutôt Saint Germain de Besançon, qui fut décapité, lui aussi, et Saint Paul. 
En haut, dans la niche centrale, un Christ Pantocrator, qui est de facture moderne. A sa droite Sainte Barbe, Saint Vincent Ferrier, à sa gauche Saint Didier, évêque de Langres (Haute-Marne) au IVème siècle, Saint Laurent.

Des quatre statuettes d’anges qui existaient sur l’autel primitif, deux seules y figurent : deux anges en adoration devant le Pantocrator, les deux autres ayant été retirés et mises à l’abri.

Deux statues, l’une représentant Sainte Véronique, l’autre Sainte Thérèse d’Avila, qui figuraient sur l’autel au moment de la restauration de 1902, à en croire une relation de l’époque, ont disparu, à moins d’une confusion du rédacteur avec les deux autres statues d’ange qui ont été enlevées depuis. Les statues de Saint Paul et de Saint Denis ou Germain ont été refaites.

 

Confessionnaux

Les confessionnaux dans les bas-côtés, les tambours et les grandes portes aux entrées de l’église ont été exécutés par la Maison Buisine de Lille (1883).


 

Lustres


Les lustres monumentaux proviennent de l’ancienne salle des gardes du palais princier.




 

Piéta - Giovanni Stefanelli -


Cette statue, initialement en bois brut a dû être recouverte d’un appret et vernie.





 

Grand crucifix du narthex - Giovanni Stefanelli -



 

Sainte Devote - Giovanni Stefanelli - 1975




 

Saint Rainier - Giovanni Stefanelli (1955)

En reconnaissance envers le Prince Rainier III qui a généreusement contribué à l’entretien et à l’embellissement de l’église

Entré au ciel le 17 juin 1160, St Rainier est né et mort à Pise. Troubadour renommé, il reçut la grâce de la conversion après avoir rencontré un saint ermite.
Un jour qu’il ouvrait sa bourse, une telle infection en sortit qu’il jugea que seul le démon pouvait puer de la sorte et renonça pour toujours à l’argent. Rainier s’établit au monastère Saint -Guy, où il passa le reste de sa vie. Par humilité, il n’entra jamais dans les ordres. Il guérissait certaines maladies, avait le don de répandre la joie et de chasser le démon. En 1591, ses ossements furent exhumés et placés dans la nef de la cathédrale de Pise.

SAN RANIERI
In segno di riconoscenza verso il Principe Ranieri III che ha generosamente contribuito alla manutenzione ed all’abbellimento della chiesa.
Andato in cielo il 17 giugno 1160, San Ranieri è nato e deceduto a Pisa. Famoso trovatore, ricevette la grazia della conversione dopo aver incontrato un santo eremita.
Un giorno, dopo aver aperto la propria borsa, da questa ne usci’ una tale puzza che egli penso’ che solo il diavolo poteva puzzare in quel modo e rinuncio’ per sempre al denaro. Ranieri si stabili’ nel monastero di Saint-Guy, dove trascorse il resto della sua vita. Per umiltà, non entro’ mai negli ordini. Guariva certe malattie, aveva il dono di spargere la gioia intorno a sè e di cacciare il demonio. Nel 1591, le sue ossa furono esumate a piazzate nella navata della cattedrale di Pisa.

 


Saint charles Borromée - Giovanni Stefanelli -







 

Saint François de Sales - Giovanni Stefanelli (1961)




 

SAINTE RITA - Valentino Virgilio dit VALENTE ASSENZA

 

Rita est née en 1381 à Roccaporena non loin de Cascia (Ombrie) . Elle voulait entrer dans les ordres mais ses parent la marièrent à un homme violent qui fut assassiné en 1416. Puis, ses deux enfants furent emportés par la peste. Restée seule, elle rentra chez les augustines. Un jour, après avoir écouté un sermon de saint Jacques de la Marche, elle demanda à Dieu, de l’associer à la passion du Christ. Par un prodige extraordinaire, une épine de la couronne du Christ vint aussitôt lui blesser le front, de telle sorte que, jusqu’à sa mort, la plaie s’y imprima irrémédiablement, comme on peut encore s’en rendre compte sur sa dépouille mortelle. La plaie, en plus de la terrible souffrance qu’elle provoquait, se putréfiait et dégageait des odeurs si fétides que, pour ne pas donner la nausée à ses compagnes, Rita vivait en perpétuelle solitude, ne recevant que la visite des malades qui, à son contact, s’en retournaient guéris. Rita mouru à 76 ans, le 22 mai 1457 et fut canonisée le 24 mai 1900 par le pape Léon XIII

Rita è nata nel 1381 a Roccaporena non lontano da Cascia (Umbria). Voleva entrare negli ordini, ma i genitori la fecero andare in sposa ad un uomo violento che venne assassinato nel 1416. Poi, i suoi due figli morirono di peste. Rimasta sola, essa entro’ nelle agostiniane. Un giorno, dopo aver ascoltato un sermone di san Giacomo della Marca, essa chiese a Dio, di associarla alla passione del Cristo. Per un prodigio straordinario, una spina della corona del Cristo venne subito a ferirle la fronte, in tale maniera che, sino alla morte, la piaga vi si impresse irrimediabilmente, come ci si puo’ ancora render conto dalle sue spoglie mortali. La piaga, oltre alla terribile sofferenza che le provocava, andava in putrefazione ed emanava degli odori talmente fetidi che, per non provocare la nausea alle sue compagne, Rita viveva in perpetua solitudine, ricevendo soltanto la visita degli ammalati che, al suo contatto, venivano guariti.
Rita mori’ all’età di 76 anni, il 22 maggio 1457 e fu canonizzata il 24 maggio 1900 dal papa Leone XIII

 

Saint Antoine de Padoue - Valente Assenza

 


 




Saint Joseph - statue en bois doré du XIXe siècle, auteur inconnu.






 

Chemin de croix en porcelaine - Armando Ventura

Armando Ventura est né le 27 septembre 1907 à Albano Laziale (Castelli Romani.) Lui aussi devait s’appeler Charles (Carlo) mais le prêtre qui le baptise décide de lui donner le prénom du saint du jour

En 1936, il obtient le diplôme d’habilitation à l’enseignement élémentaire. Quelques temps plus tard, il obtient le diplôme de professeur de dessin pour l’enseignement supérieur à l’Académie des Beaux Arts de Rome.

La Seconde Guerre Mondiale l’oblige à se réfugier en Ombrie. Parallèlement de ses fonctions d’enseignant, il restaure les oeuvres de la pinacothèque de Bettona (PG)

Au sortir de la guerre, il s’initie à la céramique et devient peintre-décorateur de la Fabrique de Céramique Salamandra de Pérouse. Une partie des oeuvres datant de cette époque peuvent être admirées au Musée Régionale de la Céramique de Deruto.

En 1950, il est appelé au poste de Directeur Artistique de la ‘‘Cérart,’’ fabrique de céramique de Monaco. Outres de nombreux prix reçus au cours d’expositions internationales, on retiendra de cette période la Vierge du Noviciat des Paulines d’Alba (Cuneo,) Les Quatre Saisons, l’Omaggio à Bach et Palestrina, Prince Albert, Noces Royales du Luxembourg, Noces du Prince Rainier, les fresques Cornelia e i Gracchi et Cincinnato de la Résidence du Zodiaque à Monaco . Après avoir encore travaillé comme consultant de la fabrique de Porcelaine Pastor à Monaco, il retourne dans sa cité natale en 1971 pour jouir d’une retraite bien méritée.

En 1982, à l’occasion de la réfection intérieure de l’église Saint-Charles de Monte-Carlo, il est invité à réaliser les 14 stations du nouveau Chemin de Croix
Il s’éteint le 21 septembre 2001 à Albano Laziale.

La discrétion et la simplicité de l’oeuvre masquent un véritable défi artistique, tant pour l’artiste que pour l’usine de céramique. Le professeur Ventura est âgé de 77 ans quand il accepte cette commande. Il est à la retraite depuis plus de 13 ans, ne dispose plus des moyens techniques nécessaires et a plutôt travaillé sur la décoration que sur des objets en relief.

Le professeur puise son inspiration dans la lecture des textes bibliques. Il médite longuement sur le mystère des douleurs et souffrances. Chaque tableau reflète son parcours de foi, la sagesse qu’il a accumulé dans sa longue migration au travers des douleurs et des souffrances de la vie. Dans chaque station du Chemin de Croix transparaissent les paysages des lieux où il a vécu, les visages des membres de sa famille et même son autoportrait dans la figure du Christ mort recouvert par le voile funéraire.

Les scènes sculptées dans le plâtre furent envoyées à l’usine Prévost-Marcolini de Limoges qui rencontra d’énormes difficultés pour mener à bien le long processus de moulage et de cuisson des fragiles bas-reliefs qui ne devaient pas dépaser 1,5 cm d’épaisseur. Une montagne de déchet s’accumula avant qu’on ne parvienne à obtenir une série complète.

En octobre 2004, l’Ecole d’Art de la Céramique de Deruta (PG) restaura les moules du Chemin de Croix et en réalisa une copie en terre cuite qui fut offerte à l’église Santa Maria della Rotonda, sur le lieu de naissance du Prof Ventura.