L'Oasis



1. « Une oasis ? Un mirage créé par le désert ? » Non. C’est cette nouvelle revue que vous avez entre les mains. Nous l’avons appelée l’« oasis » car il nous semble important d’offrir aujourd’hui aux catéchistes et aux accompagnateurs du catéchuménat, une pause, un soutien.

Une pause car, parmi les peines et les difficultés que nous rencontrons tous, il est nécessaire de regarder quelque chose de beau, de s’attarder sur une image, d’écouter une musique, d’apprécier un texte poétique.
Mais aussi un soutien : nous voulons proposer à la fois une réflexion biblique et théologique, dans un langage simple mais approprié, qui aide les catéchistes et accompagnateurs dans leur formation personnelle et en équipe.

Nous voulons faire entendre la voix des évêques et des catéchistes, une voix d’espérance dans ce qui pourrait ressembler à un désert, la voix de la première annonce, fondamentale, à laquelle nul ne saurait renoncer.
Dieu vient à notre aide dans le désert, c’est lui notre Oasis et ce n’est qu’en le rencontrant, comme le dit le Pape François, que nous-aussi pouvons être une « oasis » de Miséricorde et de paix pour nos frères.



2. Choisir, c’est toujours risqué !

 
Ce numéro 2 de L’Oasis va-t-il vous intéresser ? Parmi toutes nos propositions, que lirez-vous d’abord, sur quoi allez-vous cliquer ?

C’est comme au caté : on choisit minutieusement ce qui va aider les enfants à grandir dans la foi, on désigne celui qui va lire ou souffler la bougie. Mais on n’est jamais assuré du résultat !

Au catéchuménat, le rituel nous donne des critères pour discerner avant chaque grande étape, on conseille pour le choix du parrain ou de la marraine, mais une part d’incertitude demeure.

Pas facile de choisir ! Peut-être que cela nous soucie, nous agite pour bien des choses. Alors comme Marie, la sœur de Marthe, dans l’Évangile selon saint Luc, choisissons la meilleure part, écoutons la Parole du Seigneur (Luc 10, 41-42 à lire sur le nouveau site de l'AELF).
Et nous nous risquerons à l’inattendu de Dieu. Car le Seigneur ne nous abandonne jamais. Même au moment du choix.
 
 
3. Annoncer
 
Annoncer ne consiste pas seulement à « dire quelque chose ». C’est avant tout un acte de relation, c’est-à-dire la volonté de rencontrer l’autre et d’entrer en communion avec lui. L’annonce chrétienne naît et vit grâce à une rencontre : la rencontre avec Christ Ressuscité qui, dans le baptême, a changé notre vie. C’est précisément cette rencontre qui nous pousse à rencontrer les autres, à sortir de nous-mêmes. Mais dans quel but ? Le dialogue n’est pas le contenu de l’annonce. S’il est sincère et guidé par l’amour de l’autre, il ne cache pas l’identité et les différences. Le vrai dialogue apporte une contribution, interpelle et ne limite pas la liberté.
Il peut même interroger les fausses certitudes, chez nous comme chez les autres. Dialoguer veut dire « déstabiliser » et « se laisser déstabiliser », grandir. Dans l’amour, et dans la sincérité.
Si notre relation avec le Christ est dans le dialogue, dans une vraie annonce, nous n’aurons pas peur : nous ne sommes pas appelés à nous annoncer nous-mêmes, mais à L’annoncer, Lui. Dieu nous précède et nous accompagne dans l’annonce, il en est le cœur battant capable de transformer la vie, de lui donner une plénitude et une perspective pouvant vaincre la mort. Cette annonce est trop importante pour rester seulement entre nos mains : si nous la mettons de côté nous courons le risque de l’oublier.