Le synode des jeunes : c'est parti !

Le site web youth.synod2018.va et son questionnaire ont pour objectif d’« impliquer » les jeunes « autant que possible dans le processus synodal », explique le cardinal Lorenzo Baldisseri, secrétaire général du Synode des évêques, après l’ouverture du site ce mercredi 14 juin 2017. Une initiative en vue de la XVe Assemblée générale ordinaire qui se tiendra en octobre 2018 sur le thème « Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel ».

Le site est ouvert « à tous les jeunes, sans exception », souligne le cardinal à l’agence catholique italienne SIR : « D’une part, poursuit-il, nous voulons fournir les outils pour que leur participation devienne plus consciente et engageante. D’autre part, nous voulons donner une visibilité aux initiatives où ils sont protagonistes ».

Grâce au site, estime le cardinal, « des informations du réseau, des connaissances, des expériences, des initiatives », seront recueillies.

« Le questionnaire, précise-t-il, est l’instrument par lequel les jeunes peuvent faire entendre leur voix, leur sensibilité, leur foi, mais aussi leurs doutes et critiques, pour que leur cri parvienne aux pasteurs, comme demandé par le pape François dans la lettre qu’il leur avait adressée au début du processus synodal ».

« Le questionnaire qui se trouve sur le site est différent de celui qui est contenu dans le document préparatoire », souligne encore le cardinal Baldisseri : « Il s’adresse directement aux jeunes en les invitant à ‘raconter’ leur vie, leurs désirs, leurs craintes. À travers les questions, les jeunes peuvent se présenter, dire comment ils se voient dans le monde autour d’eux, comment ils vivent leurs relations avec les autres et comment ils se positionnent par rapport aux choix de la vie. »

« Ils sont invités à exprimer leurs relations avec la religion, la foi et l’Église, ajoute le cardinal. La dernière série de questions se concentre sur leur présence sur le web ».

Source : zenit.org

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Rencontre Internationale de la Jeunesse

Cette année, Diana GOMEZ et le Père Julien GOLLINO ont rejoint à Rome les 300 participants de la Rencontre Internationale des Délégués de la Pastorale de la Jeunesse du 05 au 09 avril. Le thème était " de Cracovie à Panama".
Le 1er jour l'équipe organisatrice des JMJ de Cracovie a fait le bilan auprès de tous les délégués internationaux, à savoir le nombre d'inscrits, les aspects techniques de préparation (de l'enregistrement au transport), et les points à améliorer pour les prochaines JMJ.
Les jeudi et vendredi, ils ont travaillé sur le Synode des Evêques 2018 qui aura pour thème " Les Jeunes, la Foi, et le Discernement Vocationnel". Cette réunion s'est déroulé en plusieurs temps : participation d'intervenants, échanges en groupe, synthèses des groupes présentées au Président du Synode qui serviront de base de reflexion.
Le samedi matin, l'équipe des JMJ du Panama a présenté le pays et l'organisation ecclésiastique sur place. En présence du Pape François, ils ont participé à la veillée du soir à Sainte Marie Majeure et à la messe des rameaux du Dimanche. 
Rencontre Internationale de la Jeunesse
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Message vidéo du Pape pour la JMJ 2019 à Panama

Chers jeunes,

le cœur plein de mémorables souvenirs de notre rencontre lors la Journée Mondiale de la Jeunesse 2016 de Cracovie, nous nous sommes mis en chemin vers la prochaine destination qui, s’il plaît à Dieu, sera à Panama en 2019. Pour moi, ces moments de rencontre et de dialogue avec vous sont très importants, c’est pourquoi j’ai voulu que cet itinéraire soit en ligne avec la préparation du prochain Synode des Évêques, qui sera consacré à vous, les jeunes.

Le long de ce parcours, la Vierge Marie, notre Mère, nous accompagne et nous anime par sa foi, la même foi qu’elle exprime dans son chant de louange. Marie déclare: «Le Puissant fit pour moi des merveilles» (Lc 1,49). Elle sait rendre grâce à Dieu, qui a regardé sa petitesse, et reconnaît les merveilles qu’Il accomplit dans sa vie; et elle se met en route pour rencontrer sa cousine Élisabeth âgée qui a besoin de son assistance. Elle ne s’enferme pas chez elle, parce qu’elle n’est pas une «jeune-divan» qui essaie de se sentir bien installée et à l’abri, sans que personne ne la dérange. Elle est mue par la foi, parce que la foi est le cœur de toute l’histoire de notre Mère.

Chers jeunes, Dieu pose sur vous son regard et vous appelle aussi, et quand Il le fait, Il voit tout l’amour que vous êtes capables d’offrir. Comme la jeune fille de Nazareth, vous pouvez rendre le monde meilleur, laisser une empreinte qui marque l’histoire, votre histoire et celle de bien d’autres personnes. L’Église et la société ont besoin de vous. Votre vision des choses, votre courage, vos rêves et vos idéaux, abattent les murs de l’immobilisme et ouvrent des voies qui nous conduisent vers un monde meilleur, plus juste, moins cruel et plus humain.

Le long de ce parcours, je vous encourage à cultiver une relation de familiarité et d’amitié avec la Vierge Sainte. Elle est notre Mère. Parlez-lui comme à une mère. Avec elle, rendez grâce pour le don précieux de la foi que vous avez reçu de vos ancêtres, et confiez-lui toute votre vie. Comme une bonne Mère, Elle vous écoute, vous embrasse, vous aime et chemine avec vous. Je vous assure que si vous le faites, vous ne le regretterez pas.

Bon pèlerinage vers la Journée Mondiale de la Jeunesse 2019.
Que Dieu vous bénisse!
Message vidéo du Pape pour la JMJ 2019 à Panama
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Message du Pape François à l'occasion des XXXIIèmes Journées Mondiales de la Jeunesse 2017

« Le Puissant fit pour moi des merveilles » (Lc 1, 49)

Nous voici de nouveau en chemin après notre merveilleuse rencontre à Cracovie, où nous avons célébré les XXXIèmes Journées Mondiales de la Jeunesse et le Jubilé des jeunes, dans le cadre de l’Année Sainte de la Miséricorde. Nous nous sommes laissés guider par saint Jean-Paul II et par sainte Faustine Kowalska, apôtres de la miséricorde divine, pour donner une réponse concrète aux défis de notre temps. Nous avons vécu une forte expérience de fraternité et de joie, et nous avons donné au monde un signe d’espérance ; les divers drapeaux et langues n’étaient pas un motif de conflit et de division, mais une occasion afin d’ouvrir les portes des cœurs, de construire des ponts.

Au terme des Journées Mondiales de Cracovie, j’ai indiqué la prochaine destination de notre pèlerinage qui, par la grâce de Dieu, nous conduira au Panama en 2019. La Vierge Marie nous accompagnera sur ce chemin, elle que toutes les générations disent bienheureuse (cf. Lc 1, 48). Le nouveau tronçon de notre itinéraire se relie au précédent, qui était centré sur les Béatitudes, mais nous pousse à aller de l’avant. J’ai en effet à cœur que vous les jeunes vous puissiez marcher non seulement en faisant mémoire du passé, mais en ayant également le courage dans le présent et l’espérance pour l’avenir. Ces attitudes, toujours vivantes dans la jeune Femme de Nazareth, sont exprimées clairement dans les thèmes choisis pour les trois prochaines Journées Mondiales de la Jeunesse. Cette année (2017), nous réfléchirons sur la foi de Marie lorsqu’elle a déclaré dans le Magnificat : « Le Puissant fit pour moi des merveilles » (Lc 1, 49). Le thème de l’année prochaine (2018) – « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu » (Lc 1, 30) – nous fera méditer sur la charité pleine de courage avec laquelle la Vierge a accueilli l’annonce de l’ange. Les Journées Mondiales de la Jeunesse 2019 s’inspireront des paroles « Voici la servante du Seigneur; que tout m’advienne selon ta parole » (Lc 1, 30), réponse de Marie à l’ange, pleine d’espérance.

En octobre 2018, l’Église célèbrera le Synode des Évêques sur le thème : « Les jeunes, la foi et le discernement des vocations ». Nous nous interrogerons sur la manière dont vous les jeunes, vous vivez l’expérience de la foi au milieu des défis de notre temps. Et nous affronterons aussi la question de la façon dont vous pourrez faire mûrir un projet de vie, en discernant votre vocation, entendue au sens large, c’est-à-dire au mariage, dans l’environnement laïc et professionnel, ou à la vie consacrée et au sacerdoce. Je voudrais qu’il y ait une grande syntonie entre le parcours vers les Journées Mondiales de la Jeunesse du Panama et le cheminement synodal.

Notre temps n’a pas besoin de ‘‘jeunes-divan’’

Selon l’Évangile de Luc, après avoir accueilli l’annonce de l’ange et après avoir dit son ‘‘oui’’ à l’appel à devenir mère du Sauveur, Marie se lève et va en toute hâte visiter sa cousine Elisabeth, qui est à son sixième mois de grossesse (cf. 1, 36.39). Marie est très jeune ; ce qui lui a été annoncé est un don immense, mais comporte aussi des défis très grands ; le Seigneur l’a assurée de sa présence et de son soutien, mais beaucoup de choses demeurent encore obscures dans son esprit et dans son cœur. Pourtant Marie ne s’enferme pas chez elle, elle ne se laisse pas paralyser par la peur ou par l’orgueil. Marie n’est pas le genre de personne qui, pour être à l’aise, a besoin d’un bon divan où se sentir bien installée et à l’abri. Elle n’est pas une jeune-divan ! (cf. Discours à l’occasion de la Veillée, Cracovie, 30 juillet 2016). Si sa cousine âgée a besoin d’une aide, elle ne tarde pas et se met immédiatement en route.

Le chemin pour rejoindre la maison d’Elisabeth est long : 150 kilomètres environ. Mais la jeune de Nazareth, poussée par l’Esprit Saint, ne connaît pas d’obstacles. Sûrement, les journées de marche l’ont aidée à méditer sur l’événement merveilleux dans lequel elle était impliquée. Il en est de même avec nous également lorsque nous nous mettons en pèlerinage : au long du chemin, nous reviennent à l’esprit les faits de la vie, et nous pouvons en mûrir le sens et approfondir notre vocation, révélée ensuite dans la rencontre avec Dieu et dans le service des autres.

Le Puissant fit pour moi des merveilles

La rencontre entre les deux femmes, l’une jeune et l’autre âgée, est pleine de la présence de l’Esprit Saint, et chargée de joie ainsi que d’émerveillement (cf. Lc 1, 40-45). Les deux mamans, tout comme les enfants qu’elles portent dans leur sein, dansent presque de joie. Elisabeth , touchée par la foi de Marie, s’exclame : « Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur » (v. 45). Oui, l’un des grands dons que la Vierge a reçu est celui de la foi. Croire en Dieu est un don inestimable, mais qui demande aussi à être reçu ; et Elisabeth bénit Marie pour cela. À son tour, elle répond par le chant du Magnificat (cf. Lc 1, 46-55), où nous trouvons l’expression : « Le Puissant fit pour moi des merveilles » (v. 49).

C’est une prière révolutionnaire, celle de Marie, le chant d’une jeune pleine de foi, consciente de ses limites mais confiante en la miséricorde divine. Cette petite femme courageuse rend grâce à Dieu parce qu’il a regardé sa petitesse et pour l’œuvre de salut qu’il a accomplie en faveur de son peuple, des pauvres et des humbles. La foi est le cœur de toute l’histoire de Marie. Son cantique nous aide à comprendre la miséricorde du Seigneur comme moteur de l’histoire, aussi bien de l’histoire personnelle de chacun de nous que de l’humanité entière.

Lorsque Dieu touche le cœur d’un jeune, d’une jeune, ceux-ci deviennent capables d’actions vraiment grandioses. Les ‘‘merveilles’’ que le Puissant a faites dans l’existence de Marie nous parlent aussi de notre voyage dans la vie, qui n’est pas un vagabondage sans signification, mais un pèlerinage qui, même avec toutes ses incertitudes et ses souffrances, peut trouver en Dieu sa plénitude (cf. Angelus, 15 août 2015). Vous me direz : ‘‘Père, mais je suis très limité, je suis pécheur, que puis-je faire ?’’. Quand le Seigneur nous appelle, il ne s’arrête pas à ce que nous sommes ou à ce que nous avons fait. Au contraire, au moment où il nous appelle, il regarde tout ce que nous pourrions faire, tout l’amour que nous sommes capables de libérer. Comme la jeune Marie, vous pouvez faire en sorte que votre vie devienne un instrument pour améliorer le monde. Jésus vous appelle à laisser votre empreinte dans la vie, une empreinte qui marque l’histoire, votre histoire et l’histoire de beaucoup (cf. Discours à l’occasion de la veillée, Cracovie 30 juillet 2016).

Être des jeunes ne veut pas dire être déconnectés du passé

Marie a à peine dépassé l’âge de l’adolescence, comme beaucoup d’entre vous. Pourtant, dans le Magnificat, elle prête une voix de louange à son peuple, à son histoire. Cela nous montre qu’être jeune ne veut pas dire être déconnecté du passé. Notre histoire personnelle s’insère dans une longue suite, dans un cheminement communautaire qui nous a précédés dans les siècles. Comme Marie, nous appartenons à un peuple. Et l’histoire de l’Église nous enseigne que, même lorsqu’elle doit traverser des mers agitées, la main de Dieu la guide, lui fait surmonter des moments difficiles. L’expérience authentique de l’Église n’est pas comme un flashmob, où on se donne rendez-vous, se réalise une performance et puis chacun va son chemin. L’Église porte en elle une longue tradition, qui se transmet de génération en génération, en s’enrichissant en même temps de l’expérience de chacun. Votre histoire a aussi sa place dans l’histoire de l’Église.

Faire mémoire du passé sert également à accueillir les interventions inédites que Dieu veut réaliser en nous et à travers nous. Et cela nous invite à nous ouvrir pour être choisis comme ses instruments, collaborateurs de ses projets de salut. Vous aussi, jeunes, vous pouvez faire de grandes choses, assumer de grandes responsabilités, si vous reconnaissez l’action miséricordieuse et toute puissante de Dieu dans votre vie.

Je voudrais vous poser quelques questions : comment ‘‘sauvez-vous’’ dans votre mémoire les événements, les expériences de votre vie ? Comment traitez-vous les faits et les images imprimés dans vos souvenirs ? Certains, particulièrement blessés par les circonstances de la vie, auraient envie de ‘‘reconfigurer’’ leur passé, de se servir du droit à l’oubli. Mais je voudrais vous rappeler qu’il n’y a pas de saint sans passé, ni de pécheur sans avenir. La perle naît d’une blessure de l’huître ! Jésus, par son amour, peut guérir nos cœurs, en transformant nos blessures en d’authentiques perles. Comme disait saint Paul, le Seigneur peut manifester sa force à travers nos faiblesses (cf. 2 Co 12, 9).

Cependant, nos souvenirs ne doivent pas demeurer tous entassés, comme dans la mémoire d’un disque dur. Et il n’est pas possible d’archiver tout dans un ‘‘nuage’’ virtuel. Il faut apprendre à faire de manière à ce que les faits du passé deviennent une réalité dynamique, sur laquelle réfléchir et dont tirer un enseignement et un sens pour notre présent et notre avenir. Découvrir le fil rouge de l’amour de Dieu qui relie toute notre existence est une tâche ardue, mais nécessaire.

Beaucoup de personnes disent que vous les jeunes, vous êtes sans mémoire et superficiels. Je ne suis pas du tout d’accord ! Il faut cependant reconnaître que ces temps-ci il est nécessaire de récupérer la capacité de réfléchir sur sa propre vie et de la projeter vers l’avenir. Avoir un passé, ce n’est pas la même chose que d’avoir une histoire. Dans notre vie, nous pouvons avoir de nombreux souvenirs, mais combien de souvenirs construisent vraiment notre mémoire ? Combien sont significatifs pour nos cœurs et aident à donner un sens à notre existence ? Les visages des jeunes, dans les ‘‘social’’, apparaissent dans de nombreuses photographies qui relatent des événements plus ou moins réels, mais nous ne savons pas dans tout cela ce qui est une ‘‘histoire’’, une expérience qui puisse être racontée, ayant un objectif et un sens. Les programmes de télévision sont remplis de ce qu’on appelle ‘‘reality show’’, mais ils ne sont pas des histoires réelles, ce ne sont que des minutes qui s’écoulent devant un écran, durant lesquelles les personnages vivent au jour le jour, sans un projet. Ne vous laissez pas égarer par cette fausse image de la réalité ! Soyez protagonistes de votre histoire, décidez de votre avenir !

Comment rester connecté, en suivant l’exemple de Marie

On dit de Marie qu’elle gardait toutes les choses en les méditant dans son cœur (cf. Lc 2, 19.51). Cette humble jeune fille de Nazareth nous enseigne par son exemple à conserver la mémoire des événements de la vie, mais aussi à les assembler, en reconstruisant l’unité des fragments, qui ensemble peuvent composer une mosaïque. Comment pouvons-nous nous exercer concrètement en ce sens ? Je vous fais quelques suggestions.

À la fin de chaque journée, nous pouvons nous arrêter pendant quelques minutes pour nous rappeler les beaux moments, les défis, ce qui a bien marché et ce qui est allé de travers. Ainsi, devant Dieu et nous-mêmes, nous pouvons manifester les sentiments de gratitude, de repentir et de confiance, si vous le voulez, en les écrivant dans un carnet, une espèce de journal spirituel. Cela signifie prier dans la vie, avec la vie et sur la vie, et sûrement cela vous aidera à percevoir mieux les merveilles que le Seigneur fait pour chacun d’entre vous. Comme disait saint Augustin, nous pouvons trouver Dieu dans les vastes champs de notre mémoire (cf. Les confessions, Livre X, 8, 12).

En lisant le Magnificat, nous voyons combien Marie connaissait la Parole de Dieu. Chaque verset de ce cantique a son parallèle dans l’Ancien Testament. La jeune mère de Jésus connaissait bien les prières de son peuple. Sûrement, ses parents, ses grands-parents les lui ont enseignées. Combien la transmission de la foi d’une génération à l’autre est importante ! Il y a un trésor caché dans les prières que nous enseignent nos anciens, dans cette spiritualité vécue dans la culture des humbles que nous appelons piété populaire. Marie recueille le patrimoine de foi de son peuple et le recompose dans un chant complètement sien, mais qui est en même temps un chant de l’Église entière. Et toute l’Église le chante avec elle. Pour que, vous aussi jeunes, vous puissiez chanter un Magnificat complètement vôtre et faire de votre vie un don à l’humanité entière, il est fondamental de vous relier à la tradition historique et à la prière de ceux qui vous ont précédés. D’où l’importance de bien connaître la Bible, la Parole de Dieu, de la lire chaque jour en la confrontant avec votre vie, en lisant les événements quotidiens à la lumière de ce que le Seigneur vous dit dans les Saintes Écritures. Dans la prière et dans la lecture priante de la Bible (ce qu’on appelle la lectio divina), Jésus réchauffera vos cœurs, éclairera vos pas, également dans les moments sombres de votre existence (cf. Lc 24, 13-35).

Marie nous enseigne aussi à vivre dans une attitude eucharistique, c’est-à-dire à rendre grâce, à cultiver la louange, à ne pas nous fixer uniquement sur les problèmes et sur les difficultés. Dans la dynamique de la vie, les supplications d’aujourd’hui deviendront des motifs d’action de grâce de demain. Ainsi, votre participation à la Sainte Messe et les moments où vous célébrez le sacrement de la Réconciliation seront en même temps sommet et point de départ : vos vies se renouvèleront chaque jour dans le pardon, en devenant une louange permanente au Tout-Puissant : « Fiez-vous au souvenir de Dieu : […] sa mémoire est un cœur tendre de compassion, qui se plaît à effacer définitivement toutes nos traces de mal. » (Homélie lors de la Sainte Messe des Journées Mondiales de la Jeunesse, Cracovie, 31 juillet 2016).

Nous avons vu que le Magnificat jaillit du cœur de Marie au moment où elle rencontre Elisabeth, sa cousine âgée. Celle-ci, par sa foi, par son regard avisé et par ses paroles, aide la Vierge à mieux comprendre la grandeur de l’action de Dieu en elle, de la mission qu’il lui a confiée. Et vous, vous rendez-vous compte de la source extraordinaire de richesse qu’est la rencontre entre les jeunes et les personnes âgées ? Quelle importance accordez-vous aux personnes âgées, à vos grands-parents ? Justement, vous aspirez à ‘‘prendre l’envol’’, vous portez dans vos cœurs de nombreux rêves, mais vous avez besoin de la sagesse et de la vision des personnes âgées. Tandis que vous ouvrez vos ailes au vent, il est important que vous découvriez vos racines et que vous recueilliez le témoignage des personnes qui vous ont précédés. Pour construire un avenir qui ait du sens, il faut connaître les événements passés et prendre position face à eux (cf. Exhort. ap. postsyn. Amoris laetitia, nn. 191.193). Vous, jeunes, vous avez la force, les personnes âgées ont la mémoire et la sagesse. Comme Marie face à Elisabeth, dirigez votre regard vers les personnes âgées, vers vos grands-parents. Ils vous diront des choses qui passionneront votre esprit et toucheront votre cœur.

Fidélité créatrice pour construire des temps nouveaux

Certes, vous avez peu d’années sur vos épaules et pour cela il peut vous sembler difficile d’accorder la valeur due à la tradition. Ayez bien présent à l’esprit que cela ne veut pas dire être traditionaliste. Non ! Quand Marie, dans l’Évangile, dit « le Puissant fit pour moi des merveilles », elle entend que ces ‘‘merveilles’’ ne sont pas finies, mais continuent à se réaliser dans le présent. Il ne s’agit pas d’un passé lointain. Savoir faire mémoire du passé ne signifie pas être nostalgique ou rester attaché à une période déterminée de l’histoire, mais savoir reconnaître ses propres origines, pour retourner toujours à l’essentiel et se lancer avec une fidélité créatrice dans la construction des temps nouveaux. Ce serait un malheur et cela ne servirait à personne de cultiver une mémoire paralysante, qui fait faire toujours les mêmes choses de la même manière. C’est un don du ciel de pouvoir voir que beaucoup d’entre vous, avec vos interrogations, rêves et questions, s’opposent à ceux qui disent que les choses ne peuvent pas être différentes.

Une société qui ne valorise que le présent tend aussi à dévaluer tout ce qui est hérité du passé, comme par exemple les institutions du mariage, de la vie consacrée, de la mission sacerdotale. Celles-ci finissent par être vues comme dénuées de sens, comme des modèles dépassés. On pense vivre mieux dans des situations dites ‘‘ouvertes’’, en se comportant dans la vie comme dans un reality show, sans objectif et sans but. Ne vous laissez pas tromper ! Dieu est venu élargir les horizons de notre vie, dans toutes les directions. Il nous aide à accorder la valeur due au passé, pour mieux projeter un avenir de bonheur : mais cela n’est possible que si l’on vit d’authentiques expériences d’amour, qui se concrétisent dans la découverte de l’appel du Seigneur et dans l’adhésion à cet appel. Et c’est l’unique chose qui nous rend vraiment heureux.

Chers jeunes, je confie votre cheminement vers Panama, ainsi que l’itinéraire de préparation du prochain Synode des Évêques, à la maternelle intercession de la Bienheureuse Vierge Marie. Je vous invite à vous souvenir de deux événements importants de 2017 : les trois cents ans de la redécouverte de l’image de la Vierge Aparecida, au Brésil ; et le centenaire des apparitions de Fatima, au Portugal, où, par la grâce de Dieu, je me rendrai, en tant que pèlerin, en mai prochain. Saint Martin de Porres, l’un des saints patrons de l’Amérique Latine et des Journées Mondiales de la Jeunesse 2019, dans son humble service quotidien, avait l’habitude d’offrir les meilleures fleurs à Marie, comme signe de son amour filial. Cultivez, vous aussi, comme lui, une relation de familiarité et d’amitié avec la Vierge, en lui confiant vos joies, vos inquiétudes et vos préoccupations. Je vous assure que vous ne le regretterez pas.

Que la jeune de Nazareth, qui dans le monde entier a pris mille visages et noms pour se rendre proche de ses enfants, intercède pour chacun de nous et nous aide à chanter les merveilles que le Seigneur accomplit en nous et par nous.
 
Du Vatican, 27 février 2017
Mémoire de S. Gabriel de l’Addolorata

François
Message du Pape François à l'occasion des XXXIIèmes Journées Mondiales de la Jeunesse 2017
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Message du Pape François à l'occasion des XXXIIèmes Journées Mondiales de la Jeunesse 2017

Rencontre avec le Pape à Rome

Depuis quelques jours notre Archevêque et le Vicaire Général se trouvent à Rome pour l'acolytat de Will Conquer (jeudi 23 février à 19h), dernière étape avant le diaconat de notre séminariste. (voir article dans le magazine Eglise à Monaco).
Ils sont accompagnés des abbés Julien Gollino (Service des Jeunes) et Olivier Mathieu (Service de la Liturgie et des Sacrements) ainsi que d'un groupe de jeunes de la Principauté.


Rencontre avec le Pape

Tous ensemble ils ont eu la chance de rencontrer le Pape François qui les a chaleureusement accueillis sur la place Saint-Pierre. Ils ont également pu prendre leur déjeuner pas loin du Saint-Père dans sa résidence "Domus Marthae" au Vatican.


Visite aux Soeurs Oblates de la Vierge Marie de Fatima

Le groupe a dîné dans la maison-mère des Soeurs Oblates de la Vierge Marie de Fatima, communauté que l'on retrouve à Monaco sur le Rocher et dans plusieurs paroisses.
Rencontre avec le Pape à Rome
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Rencontre avec le Pape à Rome

GLORIOUS - Chaude ambiance dans la Cathédrale

Samedi soir, au même moment que se jouait une finale de coupe à Lyon, c’est justement un groupe lyonnais qui avait fait le déplacement à Monaco pour enflammer et illuminer la Cathédrale. GLORIOUS n’est pas seulement venu faire un concert sur le Rocher mais “partager un instant de louange et de prière” selon Thomas, l'un des deux frères leaders de ce groupe de rock-chétien - un genre très en vogue dans les pays anglo-saxons (Hillsong, Skillet, Disciple, R Kelly…) mais moins connu en Europe. Pourtant, fort de 50 dates par an et en tournée dans toute la France, leur réputation les avait précédés en Principauté au vue de l’affluence et des jeunes présents dans une cathédrale pleine alors que les bancs avaient été retirés pour accueillir un maximum de participants. Certes des jeunes de Monaco et des communes limitrophes étaient présents mais aussi beaucoup d’autres venus de plus loin à l’image de Maxime : “J’ai fait plus de 2 heures de route pour venir, cela fait déjà 3 fois que je les vois cette année…”. 
Le groupe a alterné pendant plus d’une heure trois-quart des airs rock et pop avec des musiques plus calmes, poussant à certains moments les jeunes vers le silence et la prière et, quelques minutes plus tard, les laissant éclater leur joie, bondissant et criant dans une Cathédrale très peu habituée à ce style de chaude ambiance du samedi soir !
Glorious est un groupe originaire de Valence, basé à Lyon où ils assurent, en plus de leurs concerts de louange, le service de la messe dominicale. “Une grande joie de recevoir un tel groupe dans la Cathédrale. Je remercie le Service des jeunes et celui de la Culture du Diocèse pour l’organisation de cette manifestation” précise Mgr Bernard Barsi, l'Archevêque de Monaco.
Une belle soirée à renouveler pour des jeunes repartis remplis de ferveur et d'enthousiasme, preuve que "vivre sa Foi" rime souvent avec “joie” !
 

Plus d'informations: www.glorious.fr





 
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Silence : interview de Martin Scorsese

« Comment fait le prêtre pour dépasser son ego ? Son orgueil ? », se demande Martin Scorsese qui répond dans cette interview réalisée par le p.  Antonio Spadaro SJ, directeur de la Civiltà Cattolica, dont le premier numéro en français sera publié à la fin du mois, chez Parole et Silence. Scorsese confie: « Dans ma jeunesse… le visage du Christ était toujours pour moi un réconfort et une joie. »

Extraits :

“SILENCE”

Interview

P. Antonio Spadaro SJ – Quel personnage du roman Silence d’Endo et de votre film vous touche-t-il le plus ? Pourquoi ?

Martin Scorsese – Quand j’étais plus jeune, m’est venue à l’esprit l’idée de faire un film sur l’être prêtre. Moi-même, j’avais eu envie de suivre les traces du père Principe, pour ainsi dire, et d’être un prêtre. J’ai fréquenté le petit séminaire, mais je ne suis pas allé au-delà de la première année. Et je me suis rendu compte, à l’âge de quinze ans, que la vocation est quelque chose de très spécial, qu’on ne peut pas l’avoir uniquement parce que l’on veut être comme quelqu’un d’autre. Il doit y avoir un véritable appel.

Mais si vraiment cet appel est là, comment fait-on pour affronter son propre orgueil ? Si l’on est capable d’accomplir un rite au cours duquel la transsubstantiation se produit, alors oui : on est très spécial. Cependant, quelque chose d’autre est nécessaire. D’après ce que j’ai vu et vécu, un bon prêtre, en plus d’avoir ce talent, cette capacité, doit toujours penser avant tout à ses paroissiens. La question est donc : comment fait ce prêtre pour dépasser son ego ? Son orgueil ? Je voulais faire ce film. Et j’ai compris qu’avec Silence, presque soixante ans après, j’étais en train de faire ce film. Rodrigues est directement lié à cette question.

Mais je pense que le personnage le plus fascinant et le plus intrigant de tous est Kichijiro. Parfois, alors que nous étions en train de tourner les scènes, j’ai pensé : « Peut-être est-il “un peu” Jésus ». En Mathieu, Jésus dit : « Dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » Il nous arrive de trouver sur notre chemin une personne qui nous rebute : c’est Jésus. Naturellement, Kichijiro est constamment faible, et il pose des problèmes en permanence, à lui-même et à beaucoup d’autres, dont sa famille. Mais ensuite, à la fin, qui se trouve aux côtés de Rodrigues ? Kichijiro. Il a été, il se dévoile, le grand maître de Rodrigues. Son mentor. Son gourou, pour ainsi dire. Voilà pourquoi, à la fin, Rodrigues le remercie.

Et, naturellement, en revenant aux films que j’ai faits, on m’a fait remarquer que Kichijiro est le Johnny Boy de Mean Streets. Le personnage de Charlie, interprété par Harvey Keitel, doit l’emporter sur son orgueil. Il comprend que la spiritualité et la pratique ne se limitent pas à l’édifice de l’église au sens littéral, qu’il doit sortir dans la rue. Mais ensuite, naturellement, on ne peut pas choisir sa propre pénitence. Lui, il pense qu’il peut le faire, mais la pénitence arrive quand on s’y attend le moins, venue d’une direction que l’on ne peut jamais prévoir. C’est la raison pour laquelle Johnny Boy et Kichijiro me fascinent. Ils deviennent des creusets de destruction ou de salut. Beaucoup de ces choses proviennent de ce que j’avais observé dans mon enfance, en particulier ce qui se passait entre mon père, qui s’appelait Charlie, et son frère Joe.

P. Antonio Spadaro SJ – Le père Rodrigues et le père Ferreira sont-ils deux faces de la même médaille, ou bien sont-ils deux médailles différentes, incomparables ?

Martin Scorsese – Nous ne savons pas en quoi le père Ferreira historique croyait ou ne croyait pas, mais dans le roman d’Endo, il semble avoir définitivement perdu la foi. Peut-être peut-on voir les choses différemment et penser qu’il ne parvenait pas à dépasser la honte d’avoir renoncé à sa foi, même s’il l’avait fait pour sauver des vies humaines.

Rodrigues, quant à lui, est quelqu’un qui renie sa foi et qui, plus tard, la retrouve. C’est le paradoxe. Pour le dire simplement, Rodrigues entend Jésus qui lui parle, Ferreira, par contre, non, et c’est là la différence.

P. Antonio Spadaro SJ – Silence ressemble à l’histoire d’une découverte intime du visage du Christ, d’un Christ qui semble demander à Rodrigues de le piétiner pour sauver d’autres hommes, car c’est pour cela qu’il est venu dans le monde… Quel est le visage du Christ pour vous ? Est-il l’image piétinée, comme le décrit Endo ? Ou bien est-il le Christ glorieux de la majesté ?

Martin Scorsese – J’ai choisi le visage du Christ peint par Le Greco, car j’ai pensé qu’il était plus compatissant que celui peint par Piero della Francesca. Dans ma jeunesse, au fur et à mesure que je grandissais, le visage du Christ était toujours pour moi un réconfort et une joie.

Source : zenit.fr

Silence : interview de Martin Scorsese
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JMJ Panama 2019 : Les dates officielles !

C’est officiel, la XXXIVe Journée mondiale de la jeunesse aura lieu du 22 au 27 janvier 2019, au Panama, en Amérique latine. Les dates ont été annoncées par le diocèse de Panama et par le Saint-Siège, le 20 janvier 2017.

Sur les réseaux sociaux, le Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie, a publié la nouvelle avec une photo de la capitale du pays, au bord de l’océan : « Panama vous attend ».

Mrg José Domingo Ulloa Mendieta, archevêque de Panama, a précisé durant une conférence de presse dans la capitale que ces dates avaient été choisies pour des raisons de climat : l’été de l’hémisphère nord marque en effet la saison des pluies au Panama.

« Nous sommes conscients que dans certains pays ce ne sera pas une période de vacances, a-t-il ajouté ; mais nous sommes convaincus que cela n’empêchera pas des milliers de jeunes d’autres continents de venir au Panama pour rencontrer Jésus Christ, en tenant la main de notre Mère la Vierge Marie, et sous la conduite du successeur de Pierre ».

Le thème de la rencontre, choisi par le pape, sera marial : “Voici la servante du Seigneur; que tout m’advienne selon ta parole” (Lc 1,38).

« Vous êtes les véritables protagonistes de cette JMJ. Panama vous attend avec son cœur et ses bras grands ouverts », a aussi lancé Mgr Ulloa Mendieta aux jeunes.

Après les JMJ de Buenos Aires (Argentine) en 1987 et celles de Rio de Janeiro (Brésil) en 2013, ce sera la troisième fois que l’Amérique latine accueillera cette rencontre internationale des jeunes initiée par le pape Jean-Paul II en 1984.

Source zenit.fr

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Synode sur les jeunes 2018 : Jeunes participez !

Pour le synode des évêques sur « Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel » qui aura lieu en octobre 2018, l’Eglise souhaite se mettre à l’écoute des jeunes eux-mêmes, appelés à participer activement au processus de réflexion. « Faites entendre votre cri », leur demande le pape tandis que le Document préparatoire annonce à cet effet un site internet de consultation des jeunes, ouvert à tous.

L’Eglise, explique le texte rendu public le 13 janvier 2017, souhaite « demander aux jeunes eux-mêmes de l’aider à définir les modalités les plus efficaces aujourd’hui pour annoncer la Bonne Nouvelle ». À travers les jeunes, elle « pourra percevoir la voix du Seigneur qui résonne encore aujourd’hui. Comme jadis Samuel (cf. 1 S 3,1-21) et Jérémie (cf. Jr 1, 4-10), certains jeunes savent découvrir les signes de notre temps qu’indique l’Esprit ».

« En écoutant leurs aspirations, nous pouvons entrevoir le monde de demain qui vient à notre rencontre et les voies que l’Église est appelée à parcourir », peut-on lire encore dans le Document préparatoire.

Outre un questionnaire adressé aux Conférences épiscopales, le secrétariat du synode annonce « une consultation de tous les jeunes » par le biais d’un site internet comprenant « un questionnaire sur leurs attentes et sur leur vie ». La plate-forme devrait être opérationnelle au 1er mars 2017, a précisé le cardinal Lorenzo Baldisseri, secrétaire général du synode.

Les réponses apportées « serviront de base pour la rédaction du Document de travail appelé Instrumentum laboris, qui sera le point de référence pour les débats des Pères synodaux ».

« Faites entendre votre cri »

Le même jour, le pape François a adressé une lettre aux jeunes du monde. Un encouragement pour eux à « participer activement au synode », à « sortir » comme Abraham, a souligné le cardinal Baldisseri. Ce processus implique pour les jeunes d' »entreprendre un itinéraire de discernement pour découvrir le projet de Dieu sur (leur) vie ».

« L’Église même désire se mettre à l’écoute de votre voix, de votre sensibilité, de votre foi ; voire de vos doutes et de vos critiques, écrit le pape dans son message. Faites entendre votre cri, laissez-le résonner dans les communautés et faites-le arriver aux pasteurs ».

Ecouter la réalité des jeunes

Ainsi l’Eglise souhaite faire des jeunes les acteurs de l’assemblée synodale. C’est d’ailleurs le sens de la première question du questionnaire envoyé aux Conférences épiscopales : « De quelle façon écoutez-vous la réalité des jeunes ? ».

Lors de la présentation du Document préparatoire au Vatican, Elvis, 21 ans et Federica, 24 ans, ont exprimé leur joie « parce que nos Pasteurs entendent parler directement à nous les jeunes, en faisant de nous des interlocuteurs privilégiés d’une Eglise en sortie et en dialogue avec les nouvelles générations ».

« Nous sommes convaincus, ont ajouté les deux étudiants, que les évêques se mettront à l’écoute des jeunes de leurs diocèses, y compris de ceux qui sont plus éloignés du monde ecclésial mais qui désirent fortement (…) des réponses de sens. Nous sommes certains qu’ils sauront ‘perdre du temps’ avec nous les jeunes, non seulement pour parler, mais aussi pour écouter ce que nous avons à dire, avec l’objectif de construire ensemble une Eglise plus ‘jeune et fraîche' ».

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Synode sur les jeunes 2018 : Jeunes participez !
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Synode sur les jeunes 2018 : l’Église écoute leur voix, par le card. Baldisseri

Présentation du card. Baldisseri

Messieurs et Mesdames,

Je suis heureux de m’adresser aux hommes et aux femmes de la presse et des autres moyens de communication sociale pour présenter, aujourd’hui, après l’annonce du thème le 6 octobre dernier, le Document préparatoire que le synode des évêques adresse à l’Église et au monde, en préparation de la célébration de sa XVème Assemblée générale ordinaire, qui se tiendra en octobre 2018. Le thème est : Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel.

En même temps, ou plutôt en premier lieu, je suis honoré de communiquer que, précisément aujourd’hui, le Saint-Père adresse une Lettre, rendue publique, adressée directement aux jeunes, en signe de son affectueuse sollicitude à leur égard, parce que, comme il le dit : « je vous porte dans mon cœur ».

Dans sa missive, le Saint-Père exhorte les jeunes à participer activement au chemin synodal, parce que le synode est pour eux et parce que toute l’Église se met à l’écoute de leur voix, de leur sensibilité, de leur foi tout comme de leurs doutes et de leurs critiques. Il les invite en outre à « sortir » à l’exemple d’Abraham, pour se mettre en route vers la terre nouvelle constituée « d’une société plus juste et fraternelle » à construire jusqu’aux périphéries du monde. Il leur rappelle Cracovie, à l’ouverture de la JMJ (Journée mondiale de la jeunesse) quand il leur a dit : « Peut-on changer les choses ? Et vous avez crié ensemble un oui retentissant ». Ce « oui » naît d’un cœur jeune qui « ne supporte pas l’injustice et ne peut se plier à la culture du rejet, ni céder à la mondialisation de l’indifférence ». Il les invite à des choix audacieux et n’oublie pas les jeunes qui « sont contraints à fuir leur pays natal » à cause « de la corruption, de l’injustice et de la guerre ».

Pour réaliser leur vie de manière joyeuse et pleine, le pape François stimule les jeunes à « entreprendre un parcours de discernement pour découvrir le projet de Dieu » sur leur vie et il les confie à Marie de Nazareth, « une jeune fille (…) sur qui Dieu a posé son regard plein d’amour ».

Par ses paroles, le pape veut imprimer et façonner une motivation humaine et ecclésiale du prochain synode sur les jeunes qui sont compris dans la tranche d’âge entre 16 et 29 ans, conscient que l’âge de la jeunesse demande d’être adaptée aux différentes réalités locales, comme c’est souligné dans le Document préparatoire.

Le document est envoyé aux Conseils des dirigeants des Églises orientales catholiques, aux conférences épiscopales, aux dicastères de la Curie romaine et à l’Union des Supérieurs généraux et il « lance la phase de la consultation de tout le peuple de Dieu », dans le but de recueillir des informations au sujet de la situation actuelle des jeunes dans les contextes variés dans lesquelles ils vivent, pour pouvoir la discerner de manière adéquate en vue de l’élaboration de l’Instrumentum laboris. Il faut garder présent à l’esprit qu’il s’adresse à tous les jeunes du

monde dans la dimension, la compréhension et la participation les plus larges.

Il se situe en continuité avec le chemin que l’Église est en train de parcourir, guidée par le magistère du pape François. Le caractère central de la joie et de l’amour, souvent souligné dans le texte, renvoie clairement à Evangelii Gaudium et à Amoris Laetitia. Les références à Laudato si’, à Lumen Fidei et à l’enseignement du pape Benoît ne manquent pas.

En particulier, Amoris laetitia, qui emploie 36 fois le mot « jeunes », sollicite entre autres à « trouver les mots, les motivations et les témoignages qui nous aident à toucher les fibres les plus intimes des jeunes, là où ils sont capables de générosité, d’engagement, d’amour et même d’héroïsme » (n.40).

Le document est divisé en trois parties. Dans la première, il invite à se mettre à l’écoute de la réalité. La seconde souligne l’importance du discernement à la lumière de la foi, pour arriver à réaliser des choix de vie qui correspondent réellement à la volonté de Dieu et au bien de la personne. La troisième concentre son attention sur l’action pastorale de la communauté ecclésiale.

L’image évangélique du « disciple bienaimé » introduit aux trois parties comme brève présentation du cheminement.

Le premier chapitre, intitulé « Les jeunes dans le monde d’aujourd’hui », fournit des éléments utiles pour mettre en contexte la situation des jeunes dans la réalité actuelle, tenant compte de ce que le cadre tracé demande d’être adapté aux circonstances spécifiques de chaque région. On y garde présents « certains résultats des recherches dans le domaine social, utiles pour aborder le thème du discernement vocationnel », tout comme les multiples défis qui concernent la culture « scientiste », l’insécurité, le chômage, la corruption, ainsi que les phénomènes de l’alcoolisme, du jeu et de la toxicodépendance

Le second chapitre, centre du document, a pour titre : « Foi, discernement et vocation ». « La foi, en tant que participation à la manière de voir de Jésus (…) est la source du discernement vocationnel », à travers lequel « la personne arrive à réaliser, en dialogue avec le Seigneur et à l’écoute de la voix de l’Esprit, les choix fondamentaux, à commencer par celui sur son état de vie ». Seul un discernement correct permettra au jeune de trouver vraiment sa « route dans la vie » personnelle, unique et inégalable. Ce parcours est inspiré de trois verbes déjà utilisés dans Evangelii gaudium 51 : reconnaître (ce qui se passe dans notre monde intérieur personnel), interpréter (ce que l’on a reconnu) et décider (comme un exercice authentique de liberté humaine et de responsabilité personnelle »).

Il faut clarifier que le terme de « vocation » doit être entendu dans un sens large et concerne la vaste gamme de possibilités de réalisation concrète de sa propre vie dans la joie de l’amour et la plénitude qui découle du don de soi à Dieu et aux autres. Il s’agit de trouver la forme concrète sous laquelle cette pleine réalisation peut se produire « à travers une série de choix qui articulent l’état de vie (mariage, ministère ordonné, vie consacrée, etc.), la profession, le mode d’engagement social et politique, le style de vie, la gestion du temps et de l’argent, etc. »

Le choix de vie se fait dans le secret de sa propre conscience. Là, chacun écoute la voix de Dieu et dialogue avec lui, pour enfin décider. L’aide d’autres personnes, si nécessaire soit-elle, ne peut jamais remplacer ce dialogue intime et personnel.

Le troisième chapitre, intitulé « L’action pastorale » met l’accent sur la signification qu’a pour l’Église « l’accompagnement des jeunes pour accueillir la joie de l’Évangile » à une époque, comme la nôtre, marquée par l’incertitude, la précarité et l’insécurité ».

L’attention est portée sur les sujets, les lieux et les autres instruments de cet accompagnement.

Les sujets de l’action pastorale sont les jeunes eux-mêmes, soit comme protagonistes, soit comme récepteurs. L’Église leur demande « de l’aider à identifier les modalités les plus efficaces aujourd’hui pour annoncer la Bonne nouvelle ». Il faut des personnes de référence : en premier lieu les parents, puis les pasteurs, les consacrés, les enseignants et d’autres figures éducatives. Ces personnes de référence doivent « faire autorité, avec une identité humaine claire, une solide appartenance ecclésiale, une qualité spirituelle visible, une passion éducative vigoureuse et une profonde capacité de discernement ». Puis l’attention se porte sur le rôle et sur la responsabilité de toute la communauté des croyants.

Les lieux de l’action pastorale sont la vie quotidienne, les activités pour les jeunes, les JMJ, les événements diocésains, les paroisses, les « oratoires », les universités, les écoles catholiques, le volontariat, les activités sociales, les centres de spiritualité, les expériences missionnaires, les pèlerinages, la piété populaire. Sans oublier un plongeon dans le « monde numérique » qui ouvre à des opportunités inédites, mais aussi à de nouveaux dangers.

Les instruments sont les langages (en privilégiant les plus expressifs pour les jeunes), l’éducation, la prière, le silence et la contemplation.

Le questionnaire qui suit fait partie intégrale du document ; ce n’est pas une simple annexe.

Il se divise en trois parties. La première concerne le recueil de données statistiques. La deuxième est composée des questions. La nouveauté est constituée par le fait qu’aux questions générales proposées indistinctement à tous (au nombre de 15), s’ajoutent trois questions spécifiques pour chaque zone géographique, auxquelles il n’est demandé de réponses qu’au continent concerné. La troisième partie a pour objet le « partage des pratiques » selon des modalités clairement exposées. Le but de cette partie, elle aussi une nouveauté, est d’enrichir toute l’Église en faisant connaître les expériences, souvent très intéressantes, qui se déroulent dans les différentes régions du monde afin qu’elles puissent être une aide pour tous.

Les éléments qui émergeront des réponses serviront à la rédaction de l’Instrumentum laboris, document qui sera remis aux pères synodaux avant l’assemblée.

Source zenit.fr

Synode sur les jeunes 2018 : l’Église écoute leur voix, par le card. Baldisseri
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Agora des métiers 2017 : le Service des Jeunes du Diocèse a tenu un stand

Le gouvernement princier a organisé le 17 janvier dernier, l’Agora des métiers qui permet aux jeunes des classes de 3e de la Principauté de découvrir des métiers. Comme lors de la précédente édition, le service des jeunes s’est vu confier un stand. À travers une approche ludique de la question de la place de sa foi dans sa vie, les jeunes ont été invité à se demander quelle place ils voulaient donner à Dieu dans leur vie future, mais aussi à envisager de se laisser guider par Dieu pour trouver leur vocation.
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Agora des métiers 2017 : le Service des Jeunes du Diocèse a tenu un stand

Thèmes des prochaines JMJ (2017-2019)

Le Pape François a choisi les thèmes pour cheminer spirituellement vers l’édition internationale des Journées Mondiales de la Jeunesse qui aura lieu au Panama en 2019 :
2017 - 32e JMJ : « Le Puissant fit pour moi des merveilles » (Lc 1,49)
2018 - 33e JMJ : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu » (Lc 1,30)
2019 - 34e JMJ : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m'advienne selon ta parole » (Lc 1,38)
Thèmes des prochaines JMJ (2017-2019)
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Rencontre de rentrée 2016

Nous nous sommes retrouvés en l’église Saint Nicolas le samedi 17 septembre avec de jeunes ayant participé aux JMJ en Pologne . Au cours de cette rencontre, nous avons pu dire ensemble les vêpres puis nous retrouver autour d’un repas pour revenir les souvenirs marquants de cet été et envisager l’année à venir dans la dynamique donnée par le Pape François au cours des JMJ : « Le temps qu’aujourd’hui nous vivons n’a pas besoin de jeunes-divan / młodzi kanapowi, mais de jeunes avec des chaussures, mieux encore, chaussant des crampons. Cette époque n’accepte que des joueurs titulaires sur le terrain, il n’y a pas de place pour des réservistes. Le monde d’aujourd’hui vous demande d’être des protagonistes de l’histoire, parce que la vie est belle à condition que nous voulions la vivre, à condition que nous voulions y laisser une empreinte. »
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Rencontre de rentrée 2016

Retour sur les JMJ 2016

Un groupe de 30 jeunes de Monaco se sont rendus en Pologne cet été pour les JMJ !
Ce temps fort dans la vie des jeunes chrétiens a été marqué par l’accueil chaleureux des polonais de la paroisse de Stare Babice près de Varsovie ! Pendant 5 jours, nous avons pu vivre des temps de fraternité, de joie et de fêtes, et découvrir la richesse de la culture polonaise ainsi que l’histoire de la Pologne. Les jeunes ont été particulièrement marquée par la ferveur de la foi des polonais !
Le séjour en Pologne s’est ensuite poursuivi à Cracovie autour du Pape François pour continuer dans la prière et la découverte de la Miséricorde !
Pour retrouver les détails des moments vécus pendant ces JMJ :
Facebook : @jeunesktosmonaco
Twitter : @JeunesKtoMonaco
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Retour sur les JMJ 2016

Soirée « Son of JMJ »

Pour lancer activement les Journées Mondiales de la Jeunesse 2016 dans notre diocèse, une soirée a été organisée dans le restaurant Son of a Bun, située sur le Port de Monaco. Au programme : un jeu permettant d’échanger entre anciens et futurs « JMJistes », un temps de convivialité autour du repas et une présentation du séjour proposé en Pologne en Juillet 2016.
Cette soirée a permis créer des liens et de donner l’envie d’aller à la rencontre du Pape et des chrétiens du monde entier !!
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Soirée « Son of JMJ »